itineraire mis-a-jour le 25/12/2011, 26 100 km parcourus

mercredi 1 juin 2011

01/06/2011 - MESSAGE VIDÉO SPÉCIAL D'AMÉLIE ET DE XAVIER (cliquez sur "plus d'infos" et le tout devrait démarrer)

28/05/11 Tagong à Rilong au fil de l'eau

De Tagong à Rilong, nous avons suivi des cours d'eau puissants qui serpentent du haut des montagnes vers des vallées arides et chaudes. Un environnement qui contraste avec les cols venteux que le Sichuan nous avait offert jusque-là. La route entre Tagong et Damba suit pendant 70 km les plus belles gorges que j'ai vu de ma vie avec ses cascades, ses falaises sombres, ses grottes et ses sources thermales.

"La source"













"Damba pris dans la gorge"





















A partir de Damba, nichée à l'intersection de 3 rivières, on remonte pour 120 km le long d'une vallée qui nous fait penser a l'Okanagan mais encore plus étroite avec des montagnes plus hautes.



"Camping"


"Et finalement la ville de Xiaojin"

25/05/11 Tagong

Un endroit vraiment formidable à ne pas manquer si jamais vous passez dans les environs. A première vue, la ville semble dénuée de charme. Il faut marcher quelques mètres vers le Nord pour découvrir la lamaserie, la stupa en or et les paturages ondulés qui s'étendent au pied des montagnes.
"Le bétail revient en ville le soir venu"

"Un dédale de maisons tibétaines. Notez les bouilloires solaires dans la cour, très populaires dans la région"

"Lamaserie"

"Au tournant de la ville"

"Une marche dans les paturages"

24/08/11 Litang à Tagong

Nous voici rendus sur la populaire route 318 qui relie Chengdu à Lhassa. Un désordre de routes poussièreuses en construction, de vallées trop profondes et de cols trop hauts. 200 km en quelques images...
"Vallées arides en sortant de Litang"

"Col à 4 718 mètres"

"Vue d'un autre col à 4 700 m aussi"

"Autre col à 4 700 m"

"Descente furieuse de 27 km devant nous"

"Camping dans la vallée"

"Photo prise dans la vallée"

"L'heure du bain, l'eau est glaciale"

"A good one"

"Passage sur un col à 4 400 m"

"Et la descente qui s'en suit"

"Arrivée à Tagong après 30 km dans une vallée balayée par les vents, la grêle et la pluie"

19/05/11 Litang

Bien que située au centre d'un paysage spectaculaire, Litang reste une ville moche. Ce qui rend cette ville intéressante, ce sont les gens qui y vivent. Des cowboys qui vont et viennent sur leur moto.

"Des moines quêtant de l'argent ou se rendant à la lamaserie, un tambour ou un chapelet à la main"





"Les vendeuses de pâtes frites qui, le matin, ont trop bon coeur pour faire payer leurs clients"


Dans tout le Sichuan, un vent de frénésie souffle à cause d'un petit mille-pattes qui meurt d'une étrange façon, fossilisé sur une tige sur le haut des montagnes. Le truc bizarre est utilisé en médecine chinoise et vendu aux alentours de 30 yuans l'unité, une petite fortune pour la plupart des tibétains de la région. Hommes, femmes et enfants utilisent leur temps libre à parcourir les montagnes avoisinantes à la recherche d'un de ces "caterpillar fungus" devenus source de revenu essentielle pour le foyer.




"Foire, endroit de rencontre pour acheteurs et cueilleurs"

"Mèche rouge à la tête identifiant l'appartenance à un clan"

"Les négociations vont bon train"

Litang, c'est aussi un endroit ou l'on peut voir un "sky-burial" (enterrement-au-ciel si vous voulez mais la traduction sonne bizarre). Le corps du défunt est emmené dans des collines ou vivent des oiseaux charognards. Un ancien dépose la dépouille offrant les bouts de chair aux oiseaux. Puis chaque os est brisé en petits morceaux avec le cou de la hache afin que les oiseaux puissent tout manger. Les oiseaux se font ainsi ouvrir jusqu'à huit corps par jour ce qui explique leur bonne mine. Nous nous attendions à un truc "gore" mais finalement, la cérémonie est à la fois touchante et spectaculaire.
"Un membre de la famille"
"Attendre patiemment"

"Les restes offerts aux oiseaux"

"L'âme et le corps du défunt s'envolent au ciel"

P.S. Je n'ose pas montrer les autres photos par respect pour les coeurs sensibles.


"Dernière vue de Litang"

jeudi 26 mai 2011

18/05/11 Sangdui à Litang

Il y a certains endroits qui font rêver. Des endroits pour lesquels on fait des pieds et des mains pour s'y rendre. Et une fois rendus, peu importe la beauté qu'on a devant soi, on veut juste que s'en aller. Voilà ce qui décrit bien notre aventure au sommet d'Haizi Shan, un plateau rocailleux de 40 km de longueur, aride, venteux, froid, impressionnant, subjuguant de beauté et absolument hostile à l'être humain. Un endroit ou tous vos sentiments se mêlent. Une sorte de lutte entre l'extase et l'instinct de survie. Partir ou rester. Pour la première fois du voyage, Amélie a eu peur. Peur de ce paysage, peur que cela ne finisse jamais, peur de devoir camper là, peur de mourir de froid. Voici notre passage en sol hostile.

La journée commence bien. De Sangdui, nous voyons Kuluke Shan, étape difficile franchie la veille. 


Nous nous engageons dans une vallée pour finalement déboucher sur le plateau d'Haizi Shan, jadis hôte d'un énorme glacier à 4 500 mètres d'altitude.











Morte de fatigue, Amélie doit s'arrêter. Ce soir, nous allons camper à 4 500 mètres et il va faire froid, très froid. On empile roches et morceaux de toundra sur la tente pour qu'elle conserve la chaleur. Au matin, les tomates, les oeufs et l'eau dans les bouteilles sont gelés. Pour faire la vaisselle du dejeuner, on doit casser le centimètre de glace qui s'est formé sur l'étang dans lequel j'avais puisé l'eau la veille. 

                                          "Notre tente étanchéisée, de la glace sur la toile"

L'aventure se poursuit en montant Tu'er Shan (4 696 m).


                                                    "La route laissée derrière nous"


Puis, on redescent dans des vallées sablonneuses à 4 000 m et broutées par les yaks.





Enfin, nous apercevons Litang au fond d'une vallée, notre objectif des 9 derniers jours. Étrange d'avoir tant convoité une ville affreuse de trois rues constamment prises d'assaut par les cowboys tibétains, les yaks et les cochons. Quand même, quelle aventure que ces 9 derniers jours. Les plus difficiles mais aussi les plus impressionnants de notre vie.