itineraire mis-a-jour le 25/12/2011, 26 100 km parcourus

mardi 15 février 2011

15/02/11 Malaysia

Les premiers jours en Malaisie se passent sous la pluie. Au total, plus d'un demi-mètre de pluie nous est tombé dessus en moins de trois jours. Sous une pluie torrentielle, on se réfugie sous un kiosque de vendeur de bananes. Je joue au soccer sous la pluie avec les enfants pendant qu'Amélie discute avec les madames. Finalement, on se fait inviter à prendre le thé avec le patriarche (nous sommes en pays musulman ici).
J'ai l'air d'un géant dans ce pays.
La version malay de la cabane à sucre. On ne sait toujours pas à quoi sert la sève récoltée.

Lorsque la pluie s'arrête enfin, on commence à camper dans les plantations sur le bord du chemin. C'est pas facile de dormir la nuit parce que la température ne descend pas sous les 30 celsius et qu'il n'y a jamais de vent. On sue notre vie, même couché sur le dos à rien faire.
Notre hôte le plus régulier se nomme Sime Darby, une multinationale qui donne dans tout mais surtout dans la production d'huile de palm. Sime Darby possède environ le quart des terrains que nous voyons sur le bord de la route. La compagnie possède aussi des villages complets en plus d'avoir une main de fer sur l'économie de tout le pays. Un petit coup d'oeil sur Wikipedia-Sime Darby vous donnera vite une belle image de cette entreprise et de son poids en Malaisie. Étrangement, les Malays ne semblent absolument pas au courant. Je tente à plusieurs reprises de me renseigner sur cette compagnie mais personne sait vraiment qui ils sont et se qu'ils font. Cela dit, leurs plantations nous offrent de parfaits terrains de camping.
Bon, c'est sûr qu'il faut quand même se méfier un peu des serpents de plus de 10 lbs qui traînent sur le bord des routes (mon père ne va pas dormir ce soir).

Ne t'en fais pas papa, y'a aussi des petits singes sympathiques qui nous encouragent sur le bord de la route. J'imagine qu'ils se font en suite manger par le gros serpent.
Petit restaurant idyllique sur le bord de la mer
J'ai toujours pensé que ça ne se faisait pas de s'embrasser au soleil couchant. Ils sont quand même un peu intense avec leurs règles. Ça n'empêche pas les plus jeunes de vouloir prendre des photos avec Amélie comme si c'était une porn star avec ses épaules dénudées. Moi, pas la peine que je pose pour la photo, elle sera inévitablement zoomée sur Amélie et le gars: au mieux, j'aurai un bout d'oreille ou un bras dedans.
Melaka, une petite ville coloniale agréable qui peut très bien se visiter en une journée, puis réserver le soir pour boire du rhum avec plein de petites limettes dedans sur le toit d'un hotel.

Un autre toit d'hôtel, cette fois à Kuala Lumpur. C'est tout ce qu'on n'a pu trouver en débarquant à minuit en pleines célébrations du nouvel an chinois.

Les tours Petronas, pas mal réussi comme machin

Sur la route, il fait tellement chaud entre 2 et 5h de l'après midi qu'on refuse de rouler. Généralement, on se trouve un petit restaurant ou l'on sirote du "the terik" ou un "limau ais" en regardant un épisode pénible de "la petite Chinoise qui pleure et les arabes qui font la fête dans leurs belles bagnoles". Bien entendu, toutes les femmes du staff du restaurant suivent l'épisode avec nous en poussant des soupirs mélancoliques ou en essuyant une larme sur leur joue. (voir photo ci-dessous)


Enfin, nous sommes rendus à Pulau Pangkor, une petite île bien relax avec une plage pas trop bondée et des Germains et des Français pas assez bronzés. Amélie redécouvre que j'ai vraiment plus de poils que la majorité des blancs sur la planète. Merci Pangkor!
Après quatre jours de repos. On fait un petit sprint pour se rendre à Penang afin d'obtenir notre visa thailandais avant de se tirer au plus vite. Mine de rien, on doit être de retour en Chine d'ici le 20 avril et le temps file.

L'ile de Penang en vue, Amélie roule d'un coup de pédale décidé.
Le traversier pour Georgetown, Penang, un passage plaisant et obligé pour quiconque voyage en vélo.

jeudi 27 janvier 2011

27/01/11 Singapore

Getting out of the airport in Singapore has been a nightmare. No bus, train or taxi was willing to take us with our bikes out of the airport and we were not allowed to take the highway. After a good two hours running in circle in the airport, trying to find a way out, we finally met Martin, a guy in his minibus who was waiting at the airport for clients that finally never showed up. He nicely offered us to drop us at Anne's place (a Krystina's friend who has kindly accepted to host us for a couple of days) on his way back to the hotel. The way she welcomed us was as warm as the weather here.
Freighter boats waiting to dock, Singapore is the second buzziest commercial harbour after Guangzhou

Singapore is a really surprising place. In the city-state, Western, Chinese, Indian and Malay cultures seem to get together apparently without any friction. We were expecting an autoritative, martial, very organized and cold atmosphere but really, people here are laid-back, nice and friendly and the city itself is much more chaotic than what the people were telling us.

Market under the rain in Chinatown

Like in Hong Kong, the whole city seems to be driven by money. International bank headquarters, sport cars, huge shopping malls "à la Champs Elyssées ", nice architectures and Louis Vuitton, Dolce Gabbana, Channel and Prada boutiques are everywhere. 
This building interacts with the street with its dancing lights.

On the other hand, Singapore has some very interesting popular neighborhoods, offering public housings were people actually want to live, green spaces, dynamic city centers and good transportation networks. State-of-the-art urban planning examples that are well worth seing.
Public housing in Singapore, nothing to do with their French, Russian and North American equivalents. Following Le Corbusier idea, those buildings are surrounded by green and public spaces. A good example of public housing not to forget.

On the third day, we leave Singapore in the rain and cross the Malay border at Johor Bahru. This is greatly facilitated by the motorcycle lanes (even the border office is designed for motocycles).

mardi 25 janvier 2011

25/01/11 Hong Kong

First sight of Hong Kong, a city always hidden in a thick smog. We arrived by boat from LianHuaShan South of Guangzhou, a cheap and comfortable way to travel from Guangzhou to Hong Kong, especially when you are carrying two heavy bikes.

In Hong Kong, we had the pleasure to stay with Colin, Krystina and "The Bean", a very nice family leaving in Stanley on the South shore of the island. We spent a fair amount of time with them, talking and learning about Hong Kong, Singapore (where they had been living for a couple of years) and Asia in general. Thank you for those fabulous days spent with you. I hope we will meet again!

 A temple in Hong Kong. Large incense spiral coils hanging everywhere

The famous laser show, not very impressive compared to "Le moulin à image" in Quebec City

lundi 24 janvier 2011

Rouler en Chine

Rouler en Chine

Rouler en Chine est un défi de taille. Premièrement. tout le pays ressemble à un chantier de construction gigantesque. Les camions, grues, ouvriers sont à l'ouvrage partout et la poussière est omniprésente. Plusieurs routes ne sont pas pavées et quand elles le sont, elles sont plus souvent qu'autrement pleines de bosses, de craques, de trous et parsemées de gravier, de sable et de flaques de béton que les camions ont laissé tomber dans leur sillage.

La main d'oeuvre non qualifiée est clairement un problème. On voit des routes flambant neuves, souvent même pas finies, pleines de craques, du béton mal curé, de mauvaises pentes, etc....

Oubliez les règles de conduite. Ici, on fait ce qu'on le veut, y compris rouler en sens inverse (ca va quand c'est une moto sur l'accotement mais c'est un peu moins drôle lorsqu'il s'agit d'une bétonnière sur une autoroute). Le plus agaçant de tout, c'est que tout le monde conduit au klaxon. Le plus bruyant l'emporte. Les camions n'utilisent jamais leurs freins (de toute façon ils ne fonctionnent pas). En entrant dans un village, ils klaxonnent de toutes leurs forces et tout le monde a intérêt à se tasser car ils ne s'arrêteront pas. Et s'il vient à l'idée d'un automobiliste de rouler en sens inverse en plein traffic, tout le monde va klaxonner, d'un sens comme de l'autre!!!.

Heureusement, la plupart du temps, il existe de larges accotements pour les vélos et les motos et les conducteurs sont habitués à voir des vélos dans leurs pattes. Jusqu'a maintenant, aucun incident à signaler mais honnêtement, je songe à faire installer un klaxon de bétonnière sur mon vélo. Amélie suggère plutôt une grosse trompette en plastique du genre "go Habs go". J'hésite.

jeudi 20 janvier 2011

20/01/11 Guangzhou

Below, a couple of pictures of Guangzhou, once named Canton. Walking this city can give you an idea of how much money flows into China. Sport cars, luxury hotels, Gucci, Channel, Louis Vuitton and modern buildings built by star architects are everywhere. Even the roads here are good. It is a huge contrast compared with third world country we discovered in the mountains.

The city is also very polluted. Although a jungle of skyscrapers spreads for kilometers, we can usually only see the first ten in a row since all the other ones behind disappear in the smug.











mercredi 19 janvier 2011

19/01/11 Guangdong

Guangdong is known to be one of the most industrialized place in China especially in the Pearl River Delta squeezed between Hong Kong and Guangzhou. However, Guangdong still have nice and natural mountains and lakes to explore.
People are also charming. Here, the owner of a restaurant who served us tea, prunes and olives and an excellent meal.
Soil in Fujian and Guangdong is orange-red and very loose which allows Chinese to literally level mountains in order to transform the whole area in an industrial park. 

This river leads to a gigantic lake at the root of the mountains in a very remote area of Guangdong that may be compared to the Abitibi in Quebec, lakes everywhere and a strong wood industry.
Rice terraces in Guangdong

At some points, we found ourselves biking in really poor and devastated areas. On the picture below, a sample of a 20 km bike ride on an Irak-like road where houses on both sides of the road have been cut, leaving half rooms opened to the street and hills of ruins. It is sometimes difficult to understand what is going on. In this case, we figured out that they were trying to enlarge to road to build an highway but for some reasons they have been stopped in the process.
Despite of that, these houses still inhabited by enthusiastic people. Here a man inviting us for breakfast in his half house. Look at the round doors on the second and third floors that have been walled up and reconverted into windows.
Biking in a dusty industrial town in the delta of the Pearl River near Guangzhou